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La méthanisation, une étude dans le Gers

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Injecter dans le Gers du bio méthane fermier au réseau public de gaz : politique fiction ou idée viable et pertinente ?

Pour en avoir le cœur net, une vaste étude de terrain se lance en ce démarrage d’année, associant trois partenaires : le Syndicat des Energies du Gers, GRDF et la Chambre d’agriculture du Gers. Entre innovation et sécurisation des projets, la Chambre d’agriculture se mobilise pour faire émerger des voies d’avenir cohérentes et durables.

L’intérêt pour l’agriculture et les agriculteurs : un point de vue prioritaire partagé

Planifiée sur le premier semestre 2019, cette étude doit permettre de lever toutes les questions autours de la faisabilité et la pertinence de ce type de projet. Micro-méthanisation à la ferme avec tournée de collecte vers un point d’injection unique, avec épuration unique ou en commun, regroupement d’agriculteurs autour d’un méthaniseur commun, méthanisation en projet autonome, toutes les formes sont à explorer.  Analyse économique, technique, agronomique, organisationnelle, réglementaire, au niveau des exploitations comme au niveau du potentiel de développement du réseau public de distribution de gaz, ce sont aussi toutes les dimensions du sujet qui doivent être abordées. C’est dans cette approche intégrant tous les enjeux, et plaçant l’intérêt de l’agriculteur au centre de la perspective, que les travaux seront pilotés. Il sera alors possible de retenir le ou les modèle(s) adapté(s) aux exploitations de nos territoires, au service de projets rémunérateurs et durables.

Les agriculteurs seront associés à l'étude :

  • en mobilisant les données issues de leur exploitation
  • en participant à des réunions locales
  • en étant enquêtés sur leur exploitation
  • en participant à des groupes de réflexion s'ils ont des projets

Des politiques publiques facilitantes

En correspondance des ambitions publiques régulièrement réaffirmées en matière de transition énergétique, les pouvoirs publics ont courant 2018 acté différentes dispositions pour favoriser la production de gaz renouvelable. La création d’un « droit d’injection » au réseau public de distribution de gaz en particulier ouvre la voie à un mouvement d’adaptation de ce dernier pour une montée en puissance de cette approvisionnement dans le mix énergétique de demain.
Dans le même temps, un coup de pouce à destination du monde agricole devrait faciliter l’émergence de projets sur les exploitations. Le relèvement du seuil des installations classées pour l’environnement (ICPE), la bonification des tarifs de rachat pour le biogaz issue des effluents d’élevage, font partie des signaux positifs qui renforcent l’attention à porter à cette voie potentielle de développement.

Cogénération ou injection : avantage injection

Si la cogénération, technique historique et maitrisée, peut encore trouver sa place, pour peu que l’on puisse valoriser la chaleur produite, son rendement énergétique global demeure inférieur à celui de la production de biométhane à destination du réseau. Toutes choses égales par ailleurs, à avoir le choix, la technique d’injection reste la plus attrayante quand la focale se porte sur l’optimisation de la valorisation énergétique.

Une équation technique et économique favorable sur le papier : seul le terrain permettra de confronter les intuitions aux faits et aux motivations

Etudier pour éclairer et trouver des équilibres primordiaux

Le passage du concept au(x) modèle(s) ne peut pas s’affranchir de cette étape d’étude de terrain. Les objectifs sont simples pour la Chambre d’agriculture du Gers :

  • Mesurer les gisements disponibles et les conditions de leur mobilisation
  • Evaluer les conséquences agronomiques dues à l’évolution des pratiques
  • Définir les limites pour un maintien ou une amélioration de la fertilité des sols,
  • Rechercher les solutions qui permettent d’apporter un revenu complémentaire sur les exploitations,
  • Envisager la structuration de futurs projets individuels, ou de petits collectifs, répondant aux aspirations des agriculteurs et des acteurs économiques d’un même territoire.

Le Gers est un territoire au sein duquel l’enjeu du maintien et du développement du taux de matière organique dans les sols reste incontournable. Cette spécificité invite à la prudence et à la recherche d’un équilibre pertinent entre export et restitution de matière organique au sol. Aussi une attention particulière sera apportée à l’expertise de cette dimension, au même titre que celle apportée à l’intérêt économique du process. Il ne s’agit pas de gagner sur un tableau pour perdre de l’autre. Ce double enjeu collectif indéniable pour les agriculteurs sera au centre des arbitrages de modèle(s).

Des périmètres d’études pour explorer les bonnes solutions, et pouvoir les essaimer ailleurs

Le Gers dispose de gisements agricoles mobilisables diversifiés. Le département est dans le même temps structuré par un réseau de gaz appelé à se développer sous l’impulsion d’un accompagnement public émergeant. L’analyse territoriale préalable a permis de déterminer 6 périmètres d’études représentatifs des diversités de situations de typologies de gisements, et de niveaux d’équipements.
Le premier temps d’étude passé, la perspective, dès le second semestre 2019 et pour les années à venir, est bien de pouvoir relayer les solutions identifiées auprès de tous les porteurs de projets sur le reste du département. Les modèles à venir sont résolument voués à être utiles pour l’ensemble des agriculteurs, des réseaux et opérateurs économiques agricole du Gers.

 

Participation du plus grand nombre : un défi commun gagnant-gagnant pour chacun(e)

Les agriculteurs des 6 territoires d’étude recevront une information personnelle ciblée de la part de la Chambre d’agriculture dans le cadre de la mobilisation des données nécessaires. Mais au-delà de cette participation volontaire en contribuant aux données territoriales à analyser, la réflexion locale qui va être animée par la Chambre d’agriculture les 6 prochains mois dans les périmètres ciblés est très largement ouverte à tous les agriculteurs et les réseaux agricoles. La participation du plus grand nombre élargira la portée et la pertinence de cette étude prospective, au bénéfice de tous. Personne n’est à l’abri de nouveaux projets pertinents à explorer !

Etude permettant de définir les modèles technico-économiques et agronomiques les plus adaptés à l'agriculture gersoise pour évaluer la méthanisation en injection dans les réseaux gaz.

Pour participer à l'étude, être informé renseigner le questionnaire.

Contact

Vous souhaitez un renseignement ?

Tel :05 62 61 77 13

@:ca32_stechnique@gers.chambagri.fr

Yoann MARTY

Conseiller spécialisé

Gérard VANHAECKE

Conseiller spécialisé

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