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"Au nom de nos traditions"

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Il est de bon ton, à l’occasion de la rentrée, de formuler des voeux. En ces premiers jours de septembre, ce besoin est sans doute plus important encore, tant nous aspirons, en les mois à venir, à toujours plus de liberté. De ces morceaux de liberté que la crise sanitaire, que nous subissons depuis 18 mois, a grignoté inlassablement. Plus de liberté dans nos actes du quotidien, dans notre vie professionnelle, dans l’expression de ce qui fait tout simplement notre vie. C’est dire si la manifestation prévue à Mont-de-Marsan pour sauvegarder les chasses traditionnelles, est beaucoup plus qu’une revendication de chasseurs. Elle sera, incontestablement, l’expression de cet attachement aux valeurs de notre région, de notre sud-ouest. Aux premiers rangs de laquelle figurent la chasse mais aussi l’art taurin, ou plus prosaïquement le droit d’élever nos animaux, d’engraisser nos canards et produire du foie gras, fleuron de notre agriculture et fierté de notre gastronomie. De quoi parle-t-on, lorsque l’on pointe la chasse ? Les détracteurs de tous horizons pensent-ils au travail de régulation fort heureusement réalisé par nos chasseurs sous peine de voir se multiplier les dégâts causés par le gros gibier ? Pensent-ils à l’accidentologie trop importante sur nos routes rurales et départementales, là encore causée très souvent par un sanglier, un chevreuil ? La question de la chasse, comme bien d’autres sujets sociétaux sensibles, mérite que l’on prenne un peu de hauteur et que la raison anime le débat afin que l’on se souvienne que dans notre société chacun a un rôle et une place. Le monde agricole ne s’y trompe pas. A l’instar de l’association Esprit du Sud, les agriculteurs sont aux côté des chasseurs et aficionados. Pour, avec eux, faire que le 18 septembre, journée du patrimoine, soit aussi celle du soutien à nos traditions et modes de vies, et de la poursuite en bonne intelligence, de la gestion partagée de nos territoires.

Bernard MALABIRADE

Président de la Chambre d'agriculture du gers