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Activités agricoles

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Travail en abattoir et ateliers fermiers : les gestes de biosécurité

L’actualité montre l’apparition de cas Covid-19 dans différents abattoirs de France et du Monde.
Les conditions de travail rendent parfois difficile l’application des gestes barrières, mais ces mesures sont importantes car elles limitent la contamination des denrées alimentaires et des personnes.

Magasins à la ferme, marchés de plein vent, points de vente collectifs

CONSIGNES DE PROTECTION A METTRE EN PLACE SUR VOS LIEUX DE VENTE

Vous avez un magasin de vente à la ferme, votre établissement fait par conséquent partie de ceux qui peuvent rester ouverts et continuer à recevoir du public (Arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 et arrêté complémentaire). Les marchés de plein vent sont également encore autorisés.
Afin d’éviter la propagation des virus tout en permettant le fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire du pays, les précautions suivantes sont à respecter pour vous protéger et protéger les autres. Objectif : limiter au maximum les risques de transmission du virus directement d’individu à individu ou indirectement via le matériel.

Site gouvernemental d’alerte sur le Covid-19

Des gestes simples et systématiques :

  • Se laver les mains très régulièrement (gel hydro-alcoolique en cas d’absence de point d’eau avec du savon)
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter
  • Eviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts

En cas de symptômes (toux, fièvre) me concernant ou concernant le personnel, qui font penser au Covid-19 : rester à domicile, éviter les contacts, appeler un médecin avant de se rendre au cabinet ou appeler le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation.

Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU- Centre 15.

Sur le point de vente (sur les marchés, à la ferme, magasin…)

  • Limiter impérativement le nombre de personnes dans les points de vente. A adapter à la surface de vente : ça peut n’être qu’1 ou 2 client(s) à la fois si le point de vente est petit. C’est à vous d’apprécier le nombre de clients présents simultanément (objectif : ne pas avoir de file d’attente au rayon traditionnel, en caisse...)
  • Organiser les files d’attente à l’intérieur (repères au sol pour marquer la distance d’éloignement de 1 mètre entre clients et avec le permanent à la caisse si absence de comptoir assurant cette séparation).
  • Organiser les files d’attente à l’extérieur avec un espacement impératif entre les personnes de 1 m minimum (une personne du point de vente doit pouvoir réguler les entrées et les sorties des clients).
  • Si le personnel alterne entre différentes tâches (caisse, mise en rayon, service), se nettoyer les mains entre chaque tâche (savon ou du gel hydroalcoolique) et notamment après chaque manipulation d’espèces.
  • Gestion des rayons traditionnels – Rappel : En service arrière, utiliser des pinces pour le service ou tout autre ustensile pour la manipulation des produits (autant de pinces ou ustensiles que de produits disponibles). Les gants sont possibles mais ils amènent à des pratiques à risque sur l’hygiène sanitaire: augmentation des contaminations croisées.
  • Gestion des paiements :
    • Quand c’est possible : privilégier le paiement en CB sans contact sans vous saisir de la CB du client.
    • Paiement par chèque à remplissage manuel : demandez aux clients d’utiliser leur propre stylo. Sinon, désinfecter le stylo mis à disposition après chaque usage (lingette désinfectante à large spectre donc avec action virucide. Exemple : alcool).
    • Pour protéger le personnel qui assure l’encaissement, il lui est conseillé de porter des gants. De même, le port du masque est possible pour le caissier mais il doit être changé régulièrement (quand il est humide). D’autres solutions sont possibles : paroi en plexiglas par exemple.
  • Gestion des espaces « enfants », lorsqu’ils existent, il est recommandé de fermer les accès à ces espaces. La désinfection des jouets, livres et autres accessoires mis à disposition représenterait une trop forte contrainte.
  • Gestion des paniers, chariots mis à disposition, balance en libre-service : Inciter les clients à utiliser leurs propres sacs. Il est recommandé de ne plus mettre à disposition de paniers, chariots car ils nécessiteront d’être régulièrement désinfectés ce qui est difficile à mettre en place ; Nettoyage-désinfection des plateaux de balances et touches (en cas de libre-service avec pesée par le client (ex : rayon fruits et légumes)).
  • Nettoyage-désinfection régulier des poignées de portes

Vous pouvez proposer de mettre à disposition des clients un récipient de gel hydroalcoolique en libre accès à l’entrée du magasin.

De façon générale, il vous faut informer votre clientèle de la mise en place de ces mesures pour faciliter leur appropriation par les consommateurs. Prévoyez une affiche sur la porte d’entrée.

Gestion des livraisons

  • Lavage des mains ou solution hydro-alcoolique avant et après chaque livraison.
  • Autant que possible : respecter des distances de sécurité entre personnes au cours des opérations.
  • Pour plus d’informations, voir le Guide des précautions sanitaires à respecter  dans le cadre de la livraison de repas à domicile

Vos clients ne doivent faire que de courts déplacements pour leurs achats. Si vos clients sont loin, privilégiez la livraison !

La livraison reste autorisée dans le strict respect des mesures générales de prévention de la propagation du virus et de protection maximale des personnes qui manipulent les colis.

Pour faciliter vos démarches vous retrouverez tous les conseils utiles dans deux fiches récapitulatives :

Horticulture : commercialisation de semences et plants

SEMENCES ET PLANTS POTAGERS

Dans le contexte de l'application du décret N°2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire et dans l'objectif de préserver l'alimentation pour l'ensemble de la population et de permettre,notamment aux particuliers qui disposent d'un jardin de cultiver leurs propres fruits, légumes et plantes aromatiques, il est autorisé ce qui suit :

  • la commercialisation des semences et plants pour les activités professionnelles, pour l'ensemble des semences et plants (fournitures nécessaires aux exploitations agricoles, mentionnée à l'annexe du décret précité)
  • la commercialisation des plants potagers à visée alimentaire (légumes, petits fruits, aromatiques) sous divers modes : sur les marchés ouverts autorisés par dérogation en vertu des dispositions de l'article 8 point III du décret précité ; via des dispositifs de type drive ; via la vente dans les rayons de jardineries déjà ouvertes car ayant une activité animalerie, ou plus généralement par tout établissement autorisé à recevoir du public pour les activités figurant en annexe du décret précité.

Mesures d'assouplissement pour les ateliers fermiers

Pour faire face à la crise, le ministère de l'Agriculture à proposé des flexibilités pour les ateliers fermiers via l’instruction technique du 3 avril 2020.

Ces mesures d'assouplissement doivent permettre aux petits établissements transformant des denrées animales d’élargir leur circuit de commercialisation.

N.B : Les propositions suivantes ne seront valables que le temps du confinement. Une fois le confinement effectué le producteur devra se mettre en conformité.

Surveillance des salmonelles en élevage de volailles

Les exploitations de plus de 250 volailles de chair, poules pondeuses ou de dindes d'engraissement doivent réaliser fréquemment des analyses salmonelles.

La salmonelle étant une bactérie naturellement présente chez les volailles et pouvant avoir des conséquences graves sur la santé de l'homme, les échantillons doivent être transportés dans des conditions spécifiques et dans un temps limité (96h).

La note de service DGAL du 06 avril 2020 apporte des précisions sur la conduite à tenir en cas du non respect des délais habituels d'acheminement des analyses, au regard de l'évènement Covid19 en cours.

Le point sur les missions vétérinaires

LES MISSION ESSENTIELLES

Par instruction du 20 mars, le ministère de l’agriculture précise les missions essentielles que les vétérinaires doivent continuer d’effectuer qui sont considérées comme prioritaires. Cela concerne :

  • la prophylaxie des ruminants, en particulier des animaux transhumants et de ceux qui doivent être mis à l’herbe sans possibilité d’être rattrapés. Dans tous les cas, il convient de limiter le nombre de personnes présentes lors des opérations de prophylaxie afin de garantir le respect des mesures barrières tout en garantissant la contention des animaux. La situation est plus difficile pour la réalisation des intradermotuberculinations qui nécessite plus de main d’œuvre. La DDCSPP du Gers recommande de les repousser dans la mesure du possible. De ce fait, en accord avec le GDS, la période prophylaxie bovine va être allongée par arrêté préfectoral jusqu’à une date à déterminer en fonction de l’évolution du confinement.
  • les interventions (prélèvements, vaccinations, attestations) nécessaires aux mouvements nationaux, aux échanges et exports d’animaux vivants.
  • les surveillances évènementielles (avortements en ruminants, enquêtes suite mortalité massive d’abeilles par exemple),
  • les activités de soins indispensables aux animaux et ne pouvant être reportées,
  • l’euthanasie de tout animal dont l’état de santé ou la situation d’élevage ou de détention l’imposerait.

La régulation des espèces nuisibles et de sangliers

A compter du 11 mai, les activités cynégétiques peuvent reprendre de manière normale en respectant les gestes barrières tout en respectant la limite des 100 kms.

Cela concerne en particuliers les interventions des louvetiers dans le cadre de la mise en œuvre des arrêtés de régulation des espèces nuisibles et de sangliers.

Quant à l’autorisation individuelle de tir encadrée par l’arrêté préfectoral n° 32-2020-04-17-13 du 17/04/2020, qui permet au titulaire du droit de destruction ou à son délégataire d'être autorisé à la destruction des sangliers par tir individuel aux seules fins de protection des cultures, elle reste applicable jusqu’au 31 mai 2020.

L'autorisation individuelle :

La destruction des sangliers par tir individuel, aux seules fins de protection des cultures, pourra être assurée par le titulaire du droit de destruction ou son délégataire.

Une autorisation individuelle devra être sollicitée auprès de la direction départementale des territoires par le titulaire du droit de destruction qui devra communiquer par courrier simple ou électronique :

  • le lieu de l'intervention (parcelles concernées)
  • le nom de l'intervenant (lui-même ou délégataire qu'il aura désigné), prénom, téléphone, adresse de courrier électronique le cas échéant ,
  • numéro de permis de chasse ainsi que sa date de validation
  • copie de l'attestation d'assurance de l'intervenant, en cours de validité pour l'exercice de la chasse

La demande sera faite de préférence par courrier électronique à l'adresse suivante : ddt-stp­chasse@remove-this.gers.gouv.fr

L'autorisation individuelle nominative délivrée est non cessible et non transmissible. Elle doit pouvoir être présentée avec l'attestation de déplacement dérogatoire lors des contrôles.

L'intervention ne pourra se faire que par une seule personne. Elle est limitée dans le temps par l'intervalle compris entre une heure avant le lever du soleil et une heure après le coucher du soleil. Les seules munitions autorisées sont les balles.

 

La destruction de corvidés :

Pendant toute la durée d'application des mesures visant à limiter la propagation du COVID 19, l'ensemble des activités de régulation des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts sont suspendues. A titre dérogatoire, et uniquement lorsque la quantité des dégâts constatés l'implique, les services de la DDT en charge de la chasse pourront accorder une autorisation spéciale de régulation individuelle mise en oeuvre par le seul détenteur du droit de destruction.

Rappel du dispositif mis en place : Autorisation de tir individuel :

Une demande est à déposer par le détenteur du droit de destruction (en général l'agriculteur )  à la DDT, par mail, à l'adresse suivante : ddt-stp-chasse@remove-this.gers.gouv.fr avec un bref exposé de la demande, photo à l'appui attestant de la présence des oiseaux , et l’identité du tireur.

L’autorisation sera délivrée en retour par mail.