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Zones vulnérables : stockage des fumiers au champ

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Cette pratique est autorisée dans le cadre du plan d’action de la directive nitrates mais en respectant certaines règles !

Quels types de fumiers peut-on entreposer au champ ?

Seuls les fumiers compacts non susceptibles d’écoulement, qui tiennent naturellement en tas et ne produisent pas de jus latéralement, peuvent faire l’objet d’un entreposage sur les parcelles d’épandage dans les conditions prévues par le programme d’application de la directive nitrates. La définition de fumier compact dans la directive nitrates est la suivante : « fumier contenant les déjections d’herbivores ou de lapins ou de porcins, plus un matériau absorbant (paille, sciure,…), ayant subi un stockage d’au moins deux mois sous les animaux ou en fumière et ne présentant pas de risque d’écoulement de jus. » Ce fumier doit pouvoir s’empiler et se maintenir naturellement en andain sans s’étaler. Au niveau des fumiers de volailles, de par leurs spécificités, il n’est pas imposé de délai préalable de présence dans le bâtiment avant de réaliser leur entreposage sur une parcelle. Il faut par contre être en mesure de produire en permanence un fumier non susceptible de générer des jus (Par exemple, un fumier produit par un atelier de démarrage de volailles, s’il est sec, peut être déposé en tas sur une parcelle d’épandage directement après curage du bâtiment, même si la durée d’élevage est inférieure à 2 mois).  Il est aussi possible de stocker au champ les fientes de volailles ayant plus de 65 % de matière sèche. Pour cela, il faut qu’elles soient issues d’un séchage permettant d’obtenir de façon fiable et régulière ce taux de matière sèche. Ce type de fientes est généralement produit par des élevages de poules pondeuses élevées en cages ou en système alternatifs :

- Pour les bâtiments équipés de système de de séchage forcé (tunnel de séchage, séchoir) le taux de matière sèche obtenue est proche de 80 % ; donc cela répond aux conditions pour réaliser du stockage au champ.
- En système alternatif (au sol), les fientes sont excrétées au niveau de la zone d’abreuvement (situé sur des caillebotis ou sur un gisoir en béton). Les conditions d’ambiance du bâtiment (température > 20°C, extraction d’air) permettent de maintenir une hygrométrie faible et donc de réduire l’humidité des fientes. Il peut donc être atteint un taux de 65 % de matière sèche. Dans ce cas, le stockage au champ est aussi possible.

Qui est concerné ?

Les prescriptions de stockage des fumiers s’appliquent à tous les producteurs et utilisateurs de fumier ou fientes, pour des parcelles situées en zone vulnérable, à savoir :


- Les éleveurs qui veulent épandre leur fumier sur leur exploitation - Les agriculteurs qui récupèrent du fumier auprès d’éleveurs voisins après curage pour les épandre sur leurs propres terres

- Les agriculteurs qui achètent en vrac de la matière organique (type  fientes de volailles) et qui l’entreposent avant épandage sur leurs parcelles. Hors de la zone vulnérable, les prescriptions du stockage au champ sont définies selon le classement de l’élevage soit par les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) soit par le RSD (Règlement Sanitaire Départemental.

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