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Témoignage : "une histoire à écrire ensemble"

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Marianne Dutoit, vice-présidente de la Chambre d’agriculture et Jean-Guy Dupuy, président du Syndicat d’Energies du Gers,

se réjouissent de la tenue des premières Assises des énergies renouvelables.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour écrire ensemble l’histoire du développement des énergies renouvelables en agriculture dans le Gers ». « Cette phrase, prononcée à Mons lors de ces premières Assises par Bernard Malabirade, président de la Chambre d’agriculture, résume parfaitement notre ambition, lance Marianne Dutoit, vice-présidente de la Chambre d’agriculture du Gers et en charge de l’organisation de ces Assises. Parce qu’il n’y a rien d’anodin à vouloir écrire ensemble, avec les acteurs de l’agriculture, les représentants de toutes les collectivités gersoises et l’Etat ». Pour une première organisée conjointement par la Chambre d’agriculture et le Syndicat d’Energies du Gers, « ce fut clairement une réussite, se réjouit de son côté Jean-Guy Dupuy. C’est une très bonne chose que l’organisation de ces Assises des énergies renouvelables car elles
ont réuni les personnes intéressées au premier chef par les énergies vertes, à savoir les agriculteurs. »

« Mais pas uniquement, apprécie le président du syndicat. Car nous avons constaté que les élus présents à cette journée de travail sont sur la même longueur d’onde que nous. Nous sommes prêts à travailler main dans la main. » En effet, plus de 150 personnes, représentatives de tous les territoires du Gers et de l’administration, ont participé à ce rendez-vous. « La présence de très nombreux experts, spécialistes des énergies renouvelables, était tout aussi importante, analyse Jean-Guy Dupuy, elle a permis à ceux qui se posent encore des questions d’être rassurés. » Des experts « hyper compétents et pédagogues qui ont su faire partager les enjeux, » selon Marianne Dutoit. « Mais les choses n’étaient pas gagné d’avance, dit l’élue de la Chambre. Parce qu’en la matière, l’avenir pouvait s’écrire sans nous. Entendez par-là que les premiers arrivés auraient pu être les premiers servis. Notre volonté est que l’histoire des énergies renouvelables ne s’écrive pas sur le dos des agriculteurs mais avec les agriculteurs et les territoires. » Pour la vice-présidente de la Chambre d’agriculture, la valeur ajoutée induite par les énergies renouvelables « doit revenir aux exploitations agricoles et à nos territoires. Tous les élus gersois et l’Etat sont favorables à cette idée d’économie circulaire. A nous de construire des outils pour apporter de la plus-value dans nos territoires. »

Les Gersois sont réceptifs et désormais acteurs de ce changement C’est dans cet état esprit que les représentants du monde agricole, des collectivités, les parlementaires et représentants des administrations se sont questionnés, sans détour, sur les équilibres d’une équation agricole et territoriale qu’il faut maintenant résoudre pour permettre la concrétisation de projets faisant sens pour l’avenir de tous. « Ce qui est formidable, pointe Jean-Guy Dupuy, c’est que les gens prennent conscience qu’il faut réaliser quelque chose. Les Gersois sont de plus en plus réceptifs et désormais acteurs de ce changement. Pour s’en rendre compte il faut regarder, par exemple, l’utilisation des stations de recharge pour véhicule électrique que nous avons installées un peu partout dans le département. Elles sont de plus en plus utilisées. » Pour les organisateurs de ces premières Assises, « si on souhaite éviter les effets et les impacts durables non maîtrisés, à l’agriculture, aux milieux, aux paysages, à la cohésion sociale, les objectifs de production imposent de planifier le développement de ces énergies renouvelables. » Aussi, les participants se sont dits « favorables à la construction d’un cadre collectif pour réussir les objectifs, non seulement chiffrés, mais aussi leur insertion intelligente, leur dimensionnement cohérent avec nos ressources, et leur impact positif sur une économie territorialisée ». « Ce qui est remarquable, ajoute Marianne Dutoit, c(est que tous les participants, du Préfet au Président du conseil départemental, en passant par les nombreux élus présents et les acteurs du monde agricole, se sont accordés sur l’idée de réaliser « un cadre départemental» pour avancer ensemble. Ce cadre nous permettra ensuite d’expliquer ce qu’il en est aux agriculteurs sollicités tous les jours par des sociétés qui pourraient s’enrichir sur leur dos ». On sent déjà que quelque chose se passe Une chose est certaine, les échanges de ces premières Assises ont démontré un volontarisme des approches qui tourne résolument le dos à la logique d’une gestion au fil de l’eau.

« Les participants sont d’accord pour des stratégies énergétiques gagnantes pour le territoire et les agriculteurs », reconnait le président Dupuy. Des stratégies qui garantissent la préservation d’enjeux communs immédiats et de long terme, et pouvant sécuriser les décisions publiques et les porteurs de projets. Lors de cette rencontre au château de Mons, « la vérité des uns s’est élargie à celle des autres », notent avec satisfaction les organisateurs. « Les connaissances se sont enrichies pour aborder ce chantier d’ensemble avec une compréhension globalepartagée, dans une approche lucide et ambitieuse. »
Désormais, il reste à traduire des potentiels incontestables en unités de productions bien réfléchies, bien anticipées, bien accueillies. qui « ont choisi d’emprunter un même chemin, ponctue Jean-Guy Dupuy. Ils souhaitent réussir ensemble. »
Après ces premières Assises, le chantier est ouvert. « On sent déjà que quelque chose se passe, » glisse le président du syndicat d’énergies du Gers. « Nous sommes en train de démontrer, ponctue de son côté Marianne Dutoit, que l’agriculture est une solution pour notre économie, pour le social et l’environnement. »