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Session : la question de l'eau dans le débat

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De nombreux débats ont animé la session de la Chambre d’agriculture à Mons. La délicate question de l’eau s’est une nouvelle fois imposée.

Parmi les nombreux sujets d’actualité mis en débat lors de la dernière session de la Chambre d’agriculture, celui relatif à l’eau. Une nouvelle fois ! Plus particulièrement l’affaire « des dégradations par un collectif de 2 000 opposants anti-irrigation, d’un ouvrage de stockage d’eau en Charente (…) Ces faits n’augurent rien de bon alors, pourtant, que l’État avait donné son feu vert à cette construction après un long processus de concertation », a lancé Bernard Malabirade, le président de la Chambre.
« Cette destruction procure chez nous un écoeurement, a réagi Christian Cardona, au nom de la FDSEA. L’État doit prendre des mesures, on ne peut supporter la destruction d’outils de production par des pseudo défenseurs de l’environnement. » Même colère chez Bernard Lannes (Coordination rurale) qui dénonce « des actes initiés par la Confédération paysanne. » Alain de Scoraille n’a pas manqué de rappeler « la désespérance
des agriculteurs face à ce type d’attaque. » De son côté, Michel Baylac a dénoncé le fait que « l’on ne considère pas les agriculteurs comme des citoyens. Ce n’est pourtant pas la faute des paysans s’il ne coule plus d’eau dans la Garonne ». Et de rappeler la situation préoccupante pour les habitants de la ville de Toulouse alors que le projet de Charles est toujours endormi. Pour Xavier Brunetière, le préfet du Gers, présent à la session, « la question de l’eau n’est pas seulement un sujet d’agriculteur ». Le représentant de l’État a ajouté que « le gouvernement a condamné sans réserve les actes de vandalisme » commis en Charente. De nombreux autres sujets d’actualité ont été évoqués à Mons par le président Malabirade, comme l’important soutien obtenu par les viticulteurs victimes du gel du printemps, les aides apportées aux victimes de l’influenza aviaire ou encore le projet « de reconversion en intégralité du site de Danone à Villecomtal ». « Nous déplorons fortement le sacrifice infligé à la production de lait de vache », a dit Bernard Malabirade. Satisfaction en revanche sur le dossier de revalorisation des retraites agricoles qui concerne 3 600 bénéficiaires dans le Gers. Rémi Fourcade a « salué le travail de l’ensemble des syndicats de retraités qui se sont battus pour l’obtention d’une revalorisation à hauteur de 85 % du SMIC. Même si cela arrive après plusieurs années de gel des retraites. »
Le président a par ailleurs salué la bonne évolution du projet de Parc naturel régional de l’Astarac avant de pointer un certain « agacement » au sujet de la révision du Plan national et du Plan régional d’action de la directive nitrates. Il en appelle à la vigilance « durant la phase de concertation », alors que Christian Cardona dénonce des directives qui « ne tiennent pas compte de nos spécificités » et « du bon sens paysan ».
Enfin, Bernard Malabirade s’est félicité de la signature du contrat d’objectifs et de moyens entre l’État et les Chambres d’agriculture. « J’y vois une vision partagée sur la place et le rôle de nos Chambres, une confiance réciproque. C’est un engagement fort de l’État vis à vis des Chambres, nous serons au rendez-vous. » Le préfet du Gers, sur ce sujet, a lui aussi insister sur le signe de confiance de l’État, avant de conclure, « nous serons à la hauteur de cette confiance dans le Gers. »