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Retour sur les journées Innov'Action 2019

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• Un réseau collectif mis en lumière à Tirent Pontéjac

La journée Innov’Action organisée le 26 septembre à Tirent-Pontéjac par la Chambre d’agriculture du Gers a rencontré un franc succès avec une cinquantaine de personnes présentes. L'objectif de cette journée était de faire partager auprès d’un public d’agriculteurs les aménagements réalisés par l’ASA du canton de Saramon qui présentent un réel caractère innovant. L’ensemble du projet de modernisation a été présenté. En introduction, Alain DE SCORAILLE et Christian CARDONA, Secrétaire et Vice-Président de la Chambre d’agriculture, ont rappelé le rôle que joue l'irrigation pour atteindre la triple performance des exploitations agricoles (économique, environnementale, sociale). Ils ont également repositionné le rôle et l'engagement de la Chambre d’agriculture dans la gestion de l'eau au travers de l'organisme unique de gestion collective. Jean-Louis BORCA, président de l'ASA du canton de Saramon, a ensuite détaillé les étapes du de la première réunion remontant à 3 ans jusqu'à la mise en service de la station le 26 juin 2019. Il a remercié l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui ont pris part au projet. Claudy BENEZETH et Thierry BAQUE, conseillers de la Chambre d’Agriculture du Gers, ont ensuite présenté les facteurs de réussite de cette modernisation et l’intérêt des collectifs d'irrigation : accompagnement de la Chambre d’agriculture, autorisation de prélèvement, gestion de l'eau, dispositif d’aide. Pierre PIQUEMAL, représentant la CACG, maître d'oeuvre du projet, a présenté en détail les dispositifs sur la station : puit en berge, pilotage automatique, fonctionnement des pompes ... Deux agriculteurs, Jean-Marc DEGANS et Fabrice POURCET, ont apporté leurs témoignages pour montrer les apports du projet sur leur exploitation. En conclusion, il a été rappelé l’intérêt de l’irrigation et du stockage de l’eau pour faire face au changement climatique. La matinée s'est terminée avec un verre de l'amitié.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans la rubrique Volonté paysanne du Gers.

• La technique du fauchage andainage passée au crible à Saint Puy et La Romieu

Cette deuxième journée Innov’Action avait pour thème le fauchage andainage. L’occasion de faire le point sur les atouts de cette technique, mais aussi favoriser les démonstrations et les échanges entre agriculteurs. Zoom sur une pratique innovante mise en place sur l’exploitation de Bastien Mazzonetto. La journée s’est déroulée en deux temps : la matinée avec la présentation de la technique par la Chambre d’agriculture du Gers, le témoignage d’agriculteurs : Jérémie De ré, Pascal Mazzonetto et l’intervention d’un entrepreneur M. Coureau et d’un distributeur SARL Michetti. L’après-midi : démonstration dynamique sur la culture du sarrasin.

Le fauchage andainage est une technique qui peut être utilisée pour différentes raisons :

-Elle permet notamment d’homogénéiser la récolte par dessiccation forcée du grain. Cela représente un atout particulier pour les cultures à floraison indéterminée comme le sarrasin, le chia ou le pois chiche.
L’hétérogénéité des parcelles contribue également à des différences de maturité et le fauchage andainage permet de tamponner ces écarts en limitant l’égrenage sur les zones les plus précoces.
- Elle peut également permettre de dessécher les adventices dans le cadre d’un salissement excessif des parcelles pour limiter les impuretés et l’humidité de la récolte.
- Elle permet également d’avancer la date de la récolte de 8 à 15 jours, ce qui ouvre des possibilités pour l’implantation d’une seconde culture (ex : céréales à paille-soja ou céréales à paille-sarrasin).
- Le fauchage andainage grâce à des machines dont la barre de coupe est inclinable, permet de récolter très près du sol des cultures basses ou versées comme la lentille par exemple.
- Cette technique permet de pallier à l’arrêt programmé des défoliants chimiques (réglone) dans le cadre des cultures de semences.

Au final, la moisson d’un produit sec améliore très nettement la qualité de battage ainsi que la conservation de la récolte avant triage. De la même manière, le triage d’un produit sec est beaucoup plus performant.

Technique et points d’attention

Pour cette technique, l’idée est de décomposer la chaine de récolte en plusieurs temps :
- Le fauchage de la culture intervient lorsque l’on atteint la maturité physiologique (le grain est marquable à l’ongle, stade pâteux dur pour la céréale). Le taux d’humidité du grain atteint alors 25 à 30 % d’humidité en moyenne. Cela permet d’anticiper la récolte de 8 à 15 jours par rapport à une récolte classique.
- Séchage au champ : la culture a été fauchée et laissée en andain au champ pendant 4 à 7 jours ; pendant cette période, les plantes dessèchent naturellement (adventices et cultures). Le séchage en andain permet de diminuer jusqu’à 15 points l’humidité du grain.
- La récolte peut être réalisée à la coupe à céréale ou au pick up. Néanmoins, la reprise des andains est grandement facilitée par le pick-up. La reprise au pick up est un avantage pour reprendre des andains plaqués au sol. Des points de vigilances sont à relever :
- La période de séchage au champ est soumise potentiellement aux intempéries (plaquage des andains au sol).
- Les trop gros andains ont tendance à sécher lentement alors que les trop petits andains sont sensibles aux plaquages aux sols lors d’épisode orageux.
- Le fauchage des céréales doit être réalisé de manière à ce que l’andain soit posé sur des éteules suffisamment hautes (15 cm) pour faciliter la circulation de l’air et permettre un séchage rapide et homogène.
- Si le séchage dure trop longtemps, une reprise à la coupe risque de remonter un peu de vert et dans certains cas de tâcher la récolte, alors le pick up est nécessaire

- La reprise des andains avec une coupe classique doit être faite de préférence avec des doigts releveurs.
- Attention à ne pas faucher trop tardivement pour limiter le risque d’égrenage à la reprise des andains.
- Le passage double de machine peut entraîner a priori un surcoût financier d’une soixantaine d’euros mais l’intérêt de la technique se regarde au niveau global.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans la rubrique Volonté paysanne du Gers.