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Projet de Parc Naturel en Astarac

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Partant du principe que l’émergence d’un volet agricole doit avant tout s’écrire avec les agriculteurs concernés, la Chambre d’agriculture du Gers a lancé des séances locales de travail. La première a été accueillie le 20 février dernier par la commune de Belloc Saint-Clamens. Après un temps de clarification des tenants et aboutissants du projet de Parc Naturel Régional, les participants ont échangé et commencé d’approfondir de nombreuses propositions. Entre recherche de valorisation, sens des responsabilités et volontarisme, les agriculteurs del’Astarac s’approprient les potentialités du projet et mettent le pied à l’étrier pour imaginer un volet agricole.

L’étendue des propositions a été aussi riche que les conversations passionnées entre participants issus d’un territoire vécu comme «difficile », mais pour lequel tous ont à coeur de dégager des voies d’avenir. La volonté est clairement d’être en phase avec ses besoins d’aujourd’hui et de demain, dans le respect de son identité et de ses milieux remarquables, mais aussi celle d’être en phase avec les consommateurs. L’attitude qui ressort de cette gymnastique collective est celle d’embrasser une logique de progrès continue. C’est, mine de rien et sans le savoir, réagir fidèlement à un territoire dont les contraintes appellent en permanence à être transformés en atouts. C’est toute l’histoire agricole de l’Astarac et de la volonté des agricultrices et des agriculteurs de s’y maintenir et d’en vivre. L’esprit qui se dégage de cette parole donnée au local est celui de « faire encore mieux, en décloisonnant les approches, et en osant des partenariats innovants ».

Le décloisonnement et l’innovation dans toutes ses dimensions : un fil conducteur en devenir ?

Une posture d’ouverture est sans doute l’un des aspects qui marque le plus les animateurs de ces premiers travaux. Ouverture au dialogue sociétal en ouvrant davantage les fermes, en s’impliquant pourquoi pas pour une future chaine Youtube pour « dire des choses vraies avec nos mots ». Ouverture aussi pour aller chercher des professionnels dans tousles domaines nécessaires aux projets imaginés : recherche, monde de l’entreprise, spécialistes de tous horizon et de tous échelons, ambassadeurs emblématiques. Les agriculteurs de l’Astarac disent leur envie de libérer les idées, de se faire accompagner des acteurs locaux mais aussi des meilleurs spécialistes, pour incarner un esprit d’innovation qui pourrait être une marque de fabrique du volet agricole en cours de construction.

Encourager le plus grand nombre à apporter son grain de sel !

L’ancrage local de la réflexion est enclenché. D’autres étapes associant les acteurs économiques, les réseaux et organisations agricoles devront permettre de l’enrichir pour la faire cheminer jusqu’à l’écriture d’une candidature officielle appelée de ses voeux par un monde agricole résolu à y imprimer son dynamisme et son envie de toujours mieux faire. A l’heure où nous écrivons, la seconde séance de travail est programmée pour le 9 mars, au même endroit. Gageons que l’impulsion lancée intéressera de plus en plus de participants, les clés d’un volet agricole abouti sont dans leurs mains !

Des produits de qualité en quête de démarquage et de nouveautés pour leurs débouchés.

S’agissant de valorisation, les agriculteurs ont autant parlé de visibilité et de promotion que pourrait porter une marque PNR Astarac que de stratégie structurante pour investir une gamme plus élargie
de débouchés. L’approvisionnement local, dans l’air du temps, a été spontanément évoqué. Mais les centres urbains, et même les grandes entreprises, n’ont pas été oubliés pour autant. Cultiver la qualité des produits, se démarquer, se faire connaître, aller plus loin via l’équipement collectif d’outils et amplifier la mise en réseau vers des acheteurs « que l’on méconnait et qui nous méconnaissent », même sur le territoire, telle est la couleur des pistes de travail dont ont soif ceux qui se sont investis dans la réflexion initiée. De l’expérimentation, de la diffusion, de la vulgarisation La durabilité des systèmes a également été au coeur des échanges. Une durabilité envisagée sous tous ses aspects, économiques, environnementaux, sociaux et sociétaux. Tous conscients des enjeux du changement climatique, des spécificités naturelles de l’Astarac, des fonctionnalités que l’agriculture y assure auprès des milieux et des solutions qu’elle incarne, les agriculteurs se sont largement exprimé sur le besoin d’aller plus loin dans l’adaptation continue de leurs pratiques. Comment ? En amplifiant en particulier les démarches d’expérimentation sur le terrain, quitte à monter des programmes de recherche adaptés aux particularités locales et aux enjeux qui y font écho en impliquant leurs exploitations dans ces projets. Comment maintenir l’élevage herbager sur les coteaux secs, comment limiter l’érosion des sols, comment capter davantage de Carbone, autant de thématiques sur lesquels les réflexions se sont attardées, et pour lesquels la motivation est palpable.

Contact : 05.62.61.77.13