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Mission bas carbone pour le nouveau GIEE agro-écologie en Astarac

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L’agriculture est en permanence en transition.

Après avoir répondu aux besoins des Français en matière d’auto-suffisance alimentaire et en énergie renouvelable (avec des panneaux photovoltaïques sur le toit des bâtiments, les méthaniseurs et la production de bio-éthanol), l’agriculture s’apprête à jouer son rôle dans la réduction de notre empreinte carbone. C’est un des moyens de lutte contre le changement climatique. Pour cela, l’association Agro-Ecologie en Astarac a déposé un nouveau projet axé sur la réduction de l’empreinte carbone des exploitations, qui lui a valu la reconnaissance GIEE (Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental) par la DRAAF l’été dernier.

26 exploitations sont engagées dans ce nouveau GIEE, dont l’assemblée générale s’est tenue le 7 janvier dernier. A cette occasion un nouveau conseil d’administration et un nouveau bureau ont été élus, dont le président est Damien Latapie, jeune éleveur à Masseube en agriculture biologique. Le vice-président est Clément Souques de Masseube, le secrétaire est Clément Niolet de Bézus-Bajon et l’ancien président Christophe Garroussia, de Marciac, devient le trésorier. L’assemblée générale s’est tenue au Lycée Agricole de Mirande, qui s’est également engagé dans la démarche avec son élevage de vaches Mirandaises. Le GIEE est animé par François Ratier de la Chambre d’agriculture du Gers.
Les exploitations engagées veulent être les précurseurs en matière de réduction de l’empreinte carbone sur leur unité de production, en adaptant une fois de plus leurs pratiques agricoles pour réduire leurs émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) et / ou augmenter le stockage de carbone dans le sol. Pour les élevages de l’Astarac, la diminution des animaux improductifs, l’augmentation des surfaces en prairies
temporaires, la restauration des haies, les couverts végétaux sont autant de solutions pour atteindre cet objectif. Hasard du calendrier, un premier appel à projets de réductions d’émissions de GES a été lancé à l’automne dernier par l’association France Carbon Agri(1). Les éleveurs du GIEE souhaitent en profiter pour obtenir une certaine valorisation financières de leurs efforts en faveur de l’environnement, à travers la vente de « crédits carbone » à des entreprises, collectivités voire particuliers souhaitant volontairement compenser leurs émissions de GES, en complément de leurs efforts de réduction. Dans un premier temps, toutes les exploitations seront auditées avec la méthode Carbon Agri, qui est actuellement la seule méthode, utilisable pour des projetsagricoles, certifiée « label Bas Carbone » par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire.

Ensuite, elles auront 5 ans pour mettre en oeuvre des pratiques agro-écologiques permettant de stocker davantage de carbone dans les sols ou de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

(1) Association créée par des organisations représentant les différentes filières d’élevage (FNPL, FNB, FNO, FNEC), pour dynamiser la mise en place de projets de réduction des émissions de GES en élevage en France et faciliter leur valorisation. www.france-carbon-agri.fr 

Pour en savoir plus sur : • le Label Bas Carbone :www.ecologique-solidaire. gouv.fr/label-bas-carbone • la compensation carbone :
www.info-compensation-carbone. com • le projet Life Beef carbon, pour améliorer l’empreinte carbone de la viande bovine : idele.fr/reseaux-et-partenariats/life-beef-carbon.html