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Implanter des couverts valorisables en fourrage pour économiser ou compléter les stocks

L’implantation après la moisson d’une culture fourragère dérobée peut fournir un complément de fourrage intéressant. Pour limiter les coûts, la valorisation se fera de préférence par pâturage ce qui permettra d’économiser des stocks et/ou d’éviter de sur-pâturer les prairies.

Si le pâturage n’est pas possible, ou en cas d’excédent, la récolte peut se faire en enrubannage ou ensilage, la période de récolte (septembre-octobre ou avril à début mai) étant rarement propice à une récolte en sec, d’autant plus que ces fourrages sont très riches en eau.
Economiquement, sur la base d’un coût de mise en  place de 140 €/ha comprenant les semences (80 €), l’engrais azoté (30 €) et la mécanisation (fioul…), c’est plus intéressant que d’acheter du foin de prairie à 80 €/t dès que le rendement atteint 1.5 tonnes de MS/ha si on exploite en pâturage, et 3.5 tonnes de MS/ha si on récolte en enrubannage (en tenant compte de la meilleure valeur alimentaire de ces fourrages par rapport à un foin de prairie permanente moyen. Cf encart : de bonnes valeurs énergétiques et azotées pour les associations avec des légumineuses comparées aux foins de prairie.).

Semer le plus tôt possible après la récolte du précédent pour profiter de l’humidité résiduelle du sol. Un déchaumage au plus près de la récolte permet de limiter l’évaporation. Il devra être profond s’il n’y a pas de labour, pour limiter le risque de rémanence des derniers herbicides appliqués sur céréales, risque toutefois limité cette année du fait de l’importante pluviométrie printanière.

Eviter de semer trop profond (1 cm maxi), pour permettre une levée rapide : c’est particulièrement important pour les légumineuses à petites graines (trèfles). Répartir au maximum les graines (bottes du semoir relevées…), rouler sitôt le semis pour favoriser la remontée de l’eau par capillarité, limiter l’évaporation et assurer le contact solgraine nécessaire à une bonne germination.

Quelle fertilisation ? Une fois la culture levée, un apport d’engrais azoté (ammonitrate) permet d’améliorer sensiblement le rendement dans les situations où l’azote est limitant : couvert avec pas ou peu de légumineuses, culture précédente ayant laissé peu d’azote dans le sol (céréale à rendement normal, ray-grass…).
Sur graminées ou crucifères sans légumineuses, apporter 30 à 60 unités d’azote (plutôt 30 si on peut  espérer un reliquat azoté élevé : précédent type méteil, féverole, céréale à rendement plus faible que prévu…).
Sur mélanges riches en légumineuses l’apport d’azote n’est pas indispensable si la culture précédente a laissé des reliquats azotés élevés. Sinon 30 unités d’azote suffisent.