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Dégâts de gibier : pour un nouveau dispositif de recensement

Le 30 octobre dernier, B. Malabirade et S. Casteran, Président de la Fédération départementale des chasseurs du Gers ont convié l’ensemble des syndicats agricoles ainsi que les représentants désignés par la Chambre d’agriculture à la commission départementale chasse, à une réunion d’échange sur les problématiques actuelles et plus particulièrement les dégâts de gibiers aux cultures.

Cette réunion initiée par la Chambre d’agriculture était motivée par l’inquiétude des agriculteurs en lien avec l’augmentation importante des populations de deux espèces déprédatrices, le sanglier d’une part et le Pigeon ramier. Les dégâts de sanglier sont importants sur culture, et principalement sur maïs. Le pigeon ramier et le pigeon féral de ville occasionnent beaucoup de dégâts sur tournesol. De nombreux agriculteurs s’inquiètent de ces dégâts croissants et cette réunion avait pour objet dresser un bilan et d’envisager les mesures nouvelles.

Le sanglier, à la demande de la profession agricole, est classé nuisible dans le Gers. Son statut de grand gibier permet à la Fédération des chasseurs d’intervenir financièrement pour indemniser les dégâts aux cultures ou financer la prévention au travers de répulsifs ou de clôture. Le montant des dégâts indemnisés fluctue annuellement mais on constate une tendance à la hausse des surfaces et surtout, le tableau de chasse du sanglier augmente régulièrement, passant de 450 sangliers abattus dans les années 80 à 6700 en 2017/2018. Environ 4500 battues ont été organisées la saison dernière. Il n’y a pas de plan de chasse pour cette espèce dont les prélèvements ne sont soumis à aucun quota , contrairement au chevreuil. La solution pour le sanglier passe donc par un renforcement de la prévention, lorsque cela est possible, et surtout par un maintien d’une pression de chasse forte. Or, dans ce domaine, la Fédération des chasseurs déplore la baisse régulière des effectifs de chasseurs. Comme l’an passé, la Chambre d’agriculture souhaite contribuer à l’effort de recrutement de nouveaux chasseurs et proposera donc aux agriculteurs des sessions de formation spécifiques au permis de chasser. En ce qui concerne la problématique des dégâts de pigeons, du pigeon ramier en particulier, le constat est fait de l’accroissement des populations. Dans les solutions évoquées, le classement nuisible de l’espèce est à l’étude, en particulier dans la zone tournesol du département. En 2019, un nouveau dispositif de recensement, de suivi et d’estimation des dégâts se mettra en place avec pour objectif de recenser le maximum de parcelles touchées et de quantifier au mieux les dégâts. La Chambre d’agriculture avec Terre Inovia, proposera une nouvelle procédure pour les signaler facilement. L’estimation sera faîte en partenariat avec la Fédération des Chasseurs. La réunion s’est conclue par une présentation des actions de la fédération des chasseurs en faveur de l’habitat du petit gibier (aides à la plantation de haies, au semis de couverts) ainsi que dans le cadre du réseau SAGIR (surveillance épidémiologique de la faune sauvage), qui prend toute son importance lors de crises de type influenza aviaire ou peste porcine.