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"Agriculture connectée, le nouveau monde?"

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Lundi dernier la Chambre d’agriculture soutenait à Auch le premier forum de l’agriculture digitale et durable. L’occasion de découvrir les innombrables opportunités qu’offrent les outils connectés pour faciliter notre métier. Cette notion futuriste qui nous laisse présager de multiples progrès n’est pourtant pas inconnue de notre profession. Guidage du matériel au centimétrique, observation des champs par drones et satellites, station météo sur  l’exploitation, camera de surveillance des animaux sont quelques exemples des nombreuses techniques qui émaillent notre quotidien. Pour exploiter toutes ces données, des applications voient le jour, la plupart accessible depuis nos smartphones.
Elles deviennent l’un des premiers outils de l’agriculteur. N’en déplaise à ceux qui voudraient agrémenter le procès de l’agriculture intensive, toutes les agricultures sont connectées. La précision rend autant service au bio qu’au conventionnel, les outils connectés de traçabilité renforcent la sécurité alimentaire en filière courte et longue et la surveillance assistée des animaux est un gage de bien-être animal et de sérénité pour tous les éleveurs. Ce nouveau monde connecté amène aussi son lot de questions.
Qui est propriétaire des nombreuses données cumulées autour du travail des agriculteurs ? Les données de l’agriculture ont assurément une valeur, dans tous les cas elles appartiennent aux agriculteurs qui devront donner leurs consentements pour les diverses utilisations possibles.
De même, de nombreuses applications vont voir le jour, et nous serons régulièrement sollicités pour les acheter avec des effets de mode et sûrement quelques déceptions aussi. Le conseil et l’évaluation de la Chambre d’agriculture seront bien utiles pour faire la part des choses. De la même manière pour l’organisation du consentement et des droits d’accès aux informations. Entre nouvelle peur ou nouvel eldorado, le nouveau monde connecté devra être d’abord accessible, pratique et utile pour les agriculteurs.

Bernard MALABIRADE
Président de la Chambre d’Agriculture du Gers