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AB : Le point sur les cultures en ce début de printemps

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Après un hiver trop humide et très doux, le printemps a débuté par un déficit hydrique, observable sur les petites terres dès le 15 avril ! Quelques conseils pour le début du mois de mai, à adapter aux situations locales.

 

Les cultures et semis de printemps

  • Trop peu de semis à la bonne date : Seules les parcelles travaillées en septembre octobre, puis reprises et dégrossies fin octobre, et début novembre ont pu être semées à la période idéale, c’est à dire fin février, en pois chiche, lentilles et lin oléagineux de printemps : champs qui ont été écroutés, étrillés et binés pour les premiers courant avril. Ainsi la grande majorité des parcelles a vue des semis de fin mars au 20 avril, parfois dans des sols non refermés et durcis par les épisodes de vent d’autan-10 12 avril-. Si les lins et les pois chiches semés tard, moins denses et plus résistants aux fortes chaleurs que la lentille, pourraient s’en sortir en matière de rendement ; rien n’est moins sûr pour les lentilles qui semblent depuis plusieurs années pénalisées sans irrigation, de façon très sensibles pour les semis réalisés après le 15 mars.
  • Les travaux en cours :
    • les passages de herse étrilles à l’aveugle ont été peu efficaces car réalisés en sol sec ; il convient donc, à l’avenir d’intervenir lors de chaque fenêtre météo, avec les trois rotative en premier passage, suivi de la herse étrille puis de la bineuse. Si les lentilles s’avèrent robustes à partir du stade 8
    • 10 cm de hauteur, possibilité de roulage après étrillage, il n’en est rien pour les lins et pois chiches, qu’il faudra désherber avec patience et parcimonie.
    • les altises du lin sont apparues début avril, pour finalement ne pas commettre plus de dégâts qu’en 2019
    • dans toutes les parcelles il convient d’équiper les tracteurs de roues jumelées étroites ou normales ou basse pression, afin de limiter les compactions de sol, préjudiciables, pour ces cultures de printemps, à la croissance végétative rapide et à l’exigence d’une structure de sol parfaite (ces matériels sont aussi éligibles au PCAE de la région mais dans la mesure feader 412 (aides sur 40 % du HT).
    • sur fin mai - début juin les mêmes écimeuses pourront être utilisées, afin de contrôler avant fécondation les adventices mal maitrisées au départ ou à levée tardives comme : les folles avoines, les crucifères et la cohorte d’estivales = panic-chénopodes-amarantes en particulier.
  • Sur le marche national : même sur le régional, l’abondante récolte 2019 bio a laissé des traces, voire des stocks importants chez plusieurs opérateurs céréaliers ; tous les contrats pour 2020 ont été revus à la baisse au niveau des surfaces notamment, mais aussi au niveau de certains prix ; pour faire face à cette fluctuation régulière des cours, même si elle est déjà souvent en place, une politique contractuelle, tant au niveau des livreurs que des collecteurs reste la plus sure des garanties à moyen terme ; comme pour le conventionnel des pratiques d’engagements précoces avec des prix fixes et surfaces engagées sécurisent le producteur et ouvrent des perspectives aux metteurs en marché.

 

Les cultures d'été

  • La situation au 1er mai : Certaines cultures comme les maïs tardifs en sols de boulbènes profondes sont déjà en place. Cette situation reste réservée aux parcelles les plus chaudes, filtrantes, saines et bien exposées des vallées de l’Astarac et des coteaux du nord, l’année 2018-2019 a laissé de bonnes traces mémorables chez certains producteurs avec des rendements déplafonnés à plus de 10 tonnes en mais bio ; mais aussi avec des prix en chute libre de 20 % par rapport aux deux années précédentes (ceci n’est pas sans rappeler la dégringolade voire l’effondrement des marchés en céréales en conversion, dont la surface a bondi de 61 % en 2019…) dans la majorité des situations sauf celles des coteaux séchants l’heure en est aux faux semis, réalisés avec des tracteurs en jumelé, en attendant les deux premières décades de mai, propices aux sols réchauffés.
  • Les opérations à mettre en oeuvre :
    • le printemps 2020 a donné aux agriculteurs 5 semaines de beau temps pour effectuer leurs travaux quelques soient les sols et les secteurs géographiques ; les travaux profonds ou de reprises et de nivellement se sont tous déroulés dans de très bonnes conditions ; si le nord de la France a fini les semis, notre sudouest a encore tout à faire en bio, compte tenu des dernières pluies favorables aux germinations d’adventices, le beau temps de mai permettra à l’aide d’outils à dents souples (vibroculteurs) équipés de herse peignes et de rouleaux, de détruire les levées et d ‘affiner, de niveler les sols tout en gardant le calibre idéal oeuf de pigeon des mottes. Pour les semis à venir, prévoir une densité supérieure de 15 % des doses préconisées en conventionnel : tournesol 85 000 grains/ha, maïs irrigué 95 000, sarrasin 300 000 grains par ha c’est-à-dire 51 kg/ha pour une variété à petits grains type harpe (pmg 17 grammes), soja 550 000 grains par ha, mais cette densité est à moduler selon la présence d’irrigation et aussi selon la distance entre rangs avec l’arrivée de l’agriculture de précision (guidage rtk et caméra optique) le binage devient plus fin, et des binages à 30 cm d’écartement aussi bien sur blé que sur soja se développent ; dans ce cas la densité sera portée à 650 000 grains/ha. Pour les parcelles en sec, les essais réalisés récemment par le Créabio dans les faibles écartements -12.5-15-17.5  cm mettent en avant des densités à 750 000 grains/ha. L’inoculation  doit être réalisée avec précision par enrobage la première année de culture de soja ou de luzerne dans une parcelle ; en deuxième année de soja une demi dose, appliquée au micro granulateur peut convenir. Par la suite il convient de re inoculer les parcelles lorsque 3 ans sont passés sans culture de soja.

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Contact : Chambre d'agriculture du Gers: 05.62.61.77.13